EDR, XDR, SIEM, SOAR : Le guide pour les différencier | Hexanet
L'écosystème de la cybersécurité est riche en acronymes qui, s'ils sont essentiels pour les experts, peuvent sembler complexes pour les décideurs. EDR, XDR, SIEM, SOAR… Ces termes désignent des outils de protection puissants mais complémentaires. Comprendre leurs rôles spécifiques est une étape fondamentale pour construire une stratégie de défense efficace et cohérente. Une interrogation fréquente porte sur le comparatif EDR, XDR vs SIEM, mais il est crucial d’aborder la question dans une logique d’articulation et non d’opposition. Votre organisation est unique ; sa protection doit l'être également.
Hexanet Cybersécurité s’appuie sur les recommandations de l’ANSSI, de Cybermalveillance.gouv.fr et des acteurs-clés tels que le CESIN pour vous aider à choisir, en toute confiance, la combinaison technologique la plus adaptée à votre contexte et aux menaces actuelles en France.
EDR, XDR vs SIEM : Définir les piliers de la détection et de la gestion des incidents sécurité
Comparer ces technologies revient souvent à se demander laquelle est la meilleure. Or, la question pertinente est plutôt de savoir comment elles fonctionnent ensemble pour une gestion proactive des incidents de sécurité et pour des scénarios de cybersécurité offensive ou de test d’intrusion avancé. Chacune offre une visibilité sur une partie différente de votre système d'information. Comprendre leur périmètre d'action est la clé pour orchestrer une défense en profondeur, alignée sur les normes de l’ANSSI.
L'EDR (Endpoint Detection and Response) : la sentinelle des terminaux
L'EDR est une solution de sécurité déployée sur les "endpoints" – postes de travail, serveurs, terminaux mobiles. Son objectif est de détecter et de répondre aux menaces directement sur ces appareils, y compris dans le cadre de simulations de test d’intrusion avancé.
- Détection : L'EDR collecte en continu des données sur les activités des terminaux (processus en cours, modifications de fichiers, connexions réseau). Il utilise des analyses comportementales et l'intelligence artificielle pour identifier des actions suspectes qu'un antivirus classique pourrait manquer : par exemple, une tentative d’exfiltration de données lors d’un exercice de Red Team ou d’attaque ciblée identifiée.
- Réponse : Si un incident est suspecté, un EDR peut isoler automatiquement le terminal touché, stopper l’activité malveillante, et fournir un historique complet pour l’analyse forensique. Ces fonctionnalités sont fondées sur les recommandations de l’ANSSI pour limiter les mouvements latéraux lors d’une cyberattaque.
Exemple concret : Lors d’une simulation de phishing ciblée sur un collaborateur, typique d’un exercice de cybersécurité offensive, l’EDR détecte la tentative de téléchargement d’un logiciel malveillant et bloque l’exécution, protégeant ainsi le réseau.
À retenir : L'EDR est la première ligne de défense au poste de travail, indispensable pour contrer les ransomwares et les attaques ciblant directement les utilisateurs, conformément aux guides de l’ANSSI.
Le XDR (Extended Detection and Response) : la vision unifiée de la gestion des incidents sécurité
Le XDR prolonge les capacités de l’EDR en élargissant la corrélation à d’autres couches - endpoints, réseau, cloud, messagerie - sur une même plateforme. Les différences EDR vs XDR résident dans l’ampleur de la vue fournie pour la gestion des incidents sécurité.
Le XDR corrèle les données issues de :
- Terminaux (via un EDR)
- Réseau (via NDR ou d’autres capteurs)
- Infrastructures cloud et SaaS (Microsoft 365, Google Workspace, etc.)
- E-mails et outils collaboratifs
- Des outils de gestion de vulnérabilités
Cette unification permet d’identifier des scénarios d’attaque multi-vecteurs, par exemple un mail piégé suivi d’une connexion réseau suspecte, un schéma régulièrement rapporté dans les études des différentes menaces.
Cas pratique : Une intrusion initiale sur un poste de travail, suivie d’une tentative de mouvement latéral repérée sur le réseau virtuel de l’organisation, sera rapidement détectée par une solution XDR, qui reliera les points et automatisera une réponse coordonnée.
SIEM et SOAR : Intelligence et automatisation inspirées des recommandations de l’ANSSI
Tandis que l’EDR et le XDR se concentrent sur la détection et la réponse à l’incident, le SIEM et le SOAR ajoutent la centralisation, l’analyse contextuelle et l’automatisation de la remédiation. Ces solutions sont mises en avant par l’ANSSI et la plupart des retours d'expérience des RSSI lorsque l'on souhaite bâtir un SOC (Security Operations Center) robuste.
Le SIEM (Security Information and Event Management) : le centre de commandement de la cybersécurité
Le SIEM collecte, centralise et analyse les logs de l’ensemble de l’environnement informatique : postes, serveurs, applis métiers, firewalls, solutions EDR/XDR... Il alimente la gestion des incidents sécurité et la traçabilité réglementaire (RGPD).
Ses fonctions principales :
- Collecte et normalisation : Rassemblement massif des logs suivis d’une structuration homogène, recommandée par les guides de l’ANSSI.
- Corrélation et analyse : Détection de schémas d’attaques avancées non visibles sur un seul périmètre, grâce à des règles élaborées et basées sur des typologies issues d’alertes réelles signalées par Cybermalveillance.gouv.fr.
- Alerting et reporting : Génération d’alertes pour les analystes SOC, reporting détaillé pour la direction et l’audit (exigé notamment par le RGPD, ou lors d’un audit de test d’intrusion avancé).
Scénario d’utilisation : Une tentative de connexion multiple sur un compte administratif, associée à des transferts inhabituels de fichiers et à une élévation de privilèges, sera identifiée comme séquence anormale par le SIEM, alertant immédiatement les équipes sécurité.
Le SOAR (Security Orchestration, Automation and Response) : l’automatisation des réponses face aux menaces complexes
Le SOAR automatise les processus de sécurité et orchestre la réaction aux incidents détectés par l’EDR, le XDR ou le SIEM. Cette approche correspond à la démarche de “cybersécurité défensive active” encouragée par l’ANSSI.
- Orchestration : Le SOAR relie les différents outils sécurité de l’entreprise pour coordonner la collecte des preuves et la réaction immédiate.
- Automatisation : Utilisation de playbooks pour exécuter de façon systématique les procédures de remédiation, réduisant le temps de traitement, ce qui est critique lors d'une attaque telle qu'un ransomware.
- Réponse : Aide à standardiser la gestion opérationnelle des incidents (suppression d’un compte compromis, isolement d’une VM, notification RGPD, etc.).
Exemple : En cas d’alerte phishing détectée par le SIEM sur une messagerie, le SOAR peut automatiquement lancer l’analyse du message suspect, demander à l’EDR de mettre en quarantaine le poste cible, et générer un rapport de conformité.
Bon à savoir : La synergie SIEM + SOAR est recommandée par de nombreux guides pour accélérer la réponse aux incidents, détecter les attaques avant qu’elles ne s’étendent et automatiser l’ensemble du cycle de la gestion des incidents sécurité.
Exemples pratiques et articulation de ces solutions
- Détection d’une intrusion sophistiquée : Un attaquant simule un accès autorisé à distance. L’EDR repère la création de processus suspects, le SIEM corrèle avec des logs réseau suspects venant de l’extérieur (exemple type cité par l’ANSSI), et le SOAR automatise la coupure de session et l’ouverture d’un ticket d’incident.
- Gestion d’un test d’intrusion avancé : Une simulation Red Team tente d’accéder à une base de données critique. L’EDR bloque les mouvements latéraux, le XDR identifie la tentative de contournement, et le SOAR orchestre la remédiation en notifiant à la fois le RSSI et le responsable métier concerné.
FAQ — Comprendre EDR, XDR, SIEM et SOAR
Quelle est la différence principale entre EDR et XDR ?
L’EDR surveille et protège les endpoints (terminaux), tandis que le XDR agrège les signaux de sécurité de plusieurs couches (endpoints, réseau, cloud, etc.) pour une analyse plus globale et coordonnée, particulièrement utile pour la gestion avancée des incidents sécurité.
À quoi sert un SIEM aujourd’hui ?
Le SIEM centralise et analyse l’ensemble des logs de l’entreprise pour détecter des corrélations suspectes, fournir des alertes temps réel au SOC et répondre aux exigences réglementaires (ex : RGPD). Selon l’ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr, il est indispensable pour obtenir une visibilité complète et un retour d’expérience sur la posture sécurité.
Pourquoi coupler un SOAR à un SIEM ?
Le SOAR automatise et accélère les réponses aux alertes générées par le SIEM, permettant de gagner de précieuses minutes lors d’une attaque, d’exécuter des playbooks standardisés et de documenter chaque étape, selon les meilleures pratiques diffusées par le RSSI Club.
Un EDR ou un XDR protège-t-il contre les ransomware ?
Oui, ce sont les principaux outils de détection précoce des comportements suspects liés aux ransomwares. Leur efficacité est démontrée par de nombreux cas recensés par les différents organismes de sécurité et les autorités françaises.
Comment débuter une démarche de cybersécurité proactive avec ces technologies ?
La plupart des experts recommandent de démarrer par un EDR robuste, puis d’évoluer vers un XDR ou un SIEM selon la taille de l’entreprise, la criticité des données et les obligations réglementaires. Un accompagnement expert, en conformité avec le référentiel de l’ANSSI et les retours d’expérience des RSSI, est essentiel pour articuler ces solutions au service de la résilience opérationnelle.
Vous souhaitez renforcer la sécurité de vos accès ?
Nos experts Hexanet répondent à vos questions et vous accompagnent dans la définition et la mise en œuvre d’un bastion informatique sur-mesure, performant et conforme aux standards recommandés par l’ANSSI et les autorités de référence.
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Nicolas KARP - Directeur Telecom & CyberSécurité
Directeur du service Telecom & Cybersécurité chez Hexanet. 50 personnes au sein du pôle réseaux et cybersécurité : SOC 24x7 avec EDR & XDR & VOC (Gestion des vulnérabilités) Plusieurs profils CSIRT / MCO & MCS Solution de firewalls, MFA, Bastion, sensibilisation utilisateurs, Gestionnaire de mot de passe, Passwordless, ...

